Les autorités administratives locales services fiscaux et société civile s’affrontent sur la gouvernance la justice fiscale et la lutte contre la corruption

Les autorités administratives locales services fiscaux et société civile s’affrontent sur la gouvernance la justice fiscale et la lutte contre la corruption

Fizi-centre, 15 juillet 2025, une atmosphère électrique a régné ce Mardi au centre commercial du chef lieu duvterritoire de Fizi, où s’est tenu une émission publique au format Tribune d’expression populaire, débat public inédit réunissant autorités locales, services fiscaux, organisations de la société civile et contribuables. 

Au cœur des discussions : la bonne gouvernance, la justice fiscale et la lutte contre les tracasseries administratives, la fraude, la corruption et les détournements de fonds dans le système et le mécanisme étatique de recouvrement fiscal.

Une tension palpable dès l’ouverture

Dès les premières interventions, le ton a été donné. Les représentants de la population et de la société civile ont exprimé un ras-le-bol général face à ce qu’ils qualifient de « fiscalité arbitraire et oppressive », dénonçant la prolifération des taxes illégales, barrières illegales et les comportements mafieux de certains agents des régies financières locales.

« On nous impose des taxes sans base légale. Des agents viennent sur les marchés, dans des boutiques, alimentations, menacent, extorquent, rançonent. 

Où va réellement cet argent ? » a lancé le responsable de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) antenne de Fizi-centre , sous les applaudissements nourris du public.

Les Services fiscaux sur la défensive

Accusés de pratiquer la surfiscalisation, les responsables des services fiscaux ont tenté de se défendre, évoquant des contraintes structurelles et un faible taux de civisme fiscal parmi la population.

 « La plupart des contribuables refusent de s’acquitter de leurs obligations. Nous faisons ce que nous pouvons dans un contexte difficile, sans moyens », a répliqué le chef de service de Transport et Communication (TRANSCOM), provoquant une vague de protestations de la part du public présent à l’émission. Une situation qui a suscité la colère du chef TRANSCOM qu’il est parvenu à proféré de mots injurieux aux transporteurs comme quoi ils circulent comme des chèvres sans permis de conduire ni les documents de bord.

Les Autorités locales dans la tourmente

Le responsable du département fiscal du secteur de Mutambala (Taxe EAD), pris à partie, a dû faire face à des questions embarrassantes sur l’utilisation des recettes collectées et sur les soupçons persistants de détournements de fonds.

Plusieurs voix dans l’assistance ont réclamé un audit public indépendant et la publication des budgets sectoriaux.

« Comment expliquer que les infrastructures restent délabrées alors que les contribuables paient chaque jour ? Où va l’argent des taxes ? » a interpellé un représentant de la jeunesse locale.

La Société civile : entre dénonciation et propositions:

Les organisations de la société civile, très actives durant le débat, ont joué un rôle de médiateur tout en portant des revendications claires : la simplification et la transparence du système fiscal, la réduction des taxes non réglementaires, le renforcement des mécanismes de contrôle et la lutte implacable contre la corruption, la fraude, le détournement et les tracasseries dans recouvrement et la perception de la fiscalité.

« Il faut réformer profondément le système. Trop de taxes tuent la taxe. Trop de corruption tue la confiance », a résumé le président territoriale de la Nouvelle Dynamique de la Société civile.

Radio Amani Fm-Malinde

Amani FM

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